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Kimono japonais : comment le nouer sans se tromper

Avatar de Anne-Laure Pescheux

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3 min de lecture 4,0 (43 avis)

Le kimono a beau sembler simple — une pièce de tissu rectiligne repliée autour du corps — sa fermeture obéit à une règle précise que beaucoup ignorent, et qui change complètement le sens du vêtement si elle est inversée.

La règle qu’il ne faut jamais oublier

Un kimono se croise toujours côté gauche par-dessus côté droit. Ce sens de fermeture remonterait à une origine pratique : il permettait autrefois de dissimuler une arme sous le pan gauche. Aujourd’hui, ce détail garde une valeur symbolique forte au Japon : le sens inverse (droite sur gauche) est traditionnellement réservé à l’habillement des défunts. Avant même de penser au nœud, retenir ce seul repère évite l’impair le plus visible.

Les étapes pour bien le nouer

  1. Enfiler le kimono en laissant un espace suffisant à l’arrière de la nuque, sans le tirer trop serré sur les épaules.
  2. Croiser le pan droit en premier, en le ramenant vers la hanche gauche, puis ajuster la longueur pour que l’ourlet effleure le sol sans traîner.
  3. Rabattre le pan gauche par-dessus, toujours dans ce sens précis, en lissant le tissu pour éviter les plis inutiles sur le devant.
  4. Positionner l’obi, la large ceinture qui maintient l’ensemble, à hauteur de taille, en la faisant plusieurs fois le tour du corps.
  5. Nouer l’obi dans le dos : c’est la position traditionnelle pour la plupart des usages, le nœud sur le devant étant historiquement associé à un tout autre statut, celui des courtisanes.
  6. Ajuster une dernière fois le tombé du tissu devant un miroir, en vérifiant que le pan gauche reste bien visible par-dessus le droit sur toute la hauteur.

La largeur de l’obi, un détail qui compte

La largeur de l’obi n’est pas qu’une question d’esthétique : les modèles féminins traditionnels mesurent généralement entre 12 et 30 centimètres de large, contre environ 8 centimètres pour les versions masculines. Un obi trop étroit pour la silhouette donne une impression de tenue mal ajustée, même si le kimono lui-même est parfaitement croisé.

Kimono ou yukata : ne pas confondre les deux

Beaucoup de pièces vendues comme « kimono » en dehors du Japon sont en réalité des yukatas, une version plus légère et informelle, généralement en coton plutôt qu’en soie, traditionnellement portée en été ou à la sortie des bains thermaux. Le principe de croisement (gauche sur droite) et le nouage de l’obi restent identiques sur les deux vêtements, mais l’obi d’un yukata est en général plus étroit et plus simple à nouer que celui d’un kimono de cérémonie, souvent réduit à un nœud simple à l’arrière plutôt qu’aux pliages élaborés réservés aux occasions formelles. Savoir lequel des deux on porte évite de sur-habiller une pièce décontractée, ou inversement de traiter trop simplement une pièce plus formelle.

Pour un usage occasionnel

Pour porter un kimono lors d’une occasion ponctuelle, sans viser l’exactitude des tenues traditionnelles les plus formelles, retenir la règle du croisement gauche sur droite et un nouage simple de l’obi dans le dos suffit largement à porter la pièce avec justesse, sans commettre l’erreur qui se remarque en premier (détails sur le vêtement traditionnel japonais).


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